Non, Confucius n’est pas le philosophe de l’obéissance aveugle
Non, Confucius n’est pas le philosophe de l’obéissance aveugle ! Quand on parle de Confucius en Occident, l’image qui revient est souvent la même : celle d’un vieux sage chinois défendant l’ordre, la hiérarchie, le respect des anciens et l’obéissance aux autorités. En somme, une philosophie parfaite pour les empereurs, les bureaucrates et, aujourd’hui encore, les régimes autoritaires d’Asie. C’est pratique. Mais c’est surtout très réducteur. Le confucianisme est bien une pensée de l’ordre, de la hiérarchie et des devoirs. Mais cet ordre n’a de sens que s’il est juste, cette hiérarchie que si elle est méritée, et cette obéissance que si celui qui commande se montre lui-même digne de sa fonction. Pour comprendre pourquoi, il faut revenir quelque 2 500 ans en arrière. Confucius, ou Kongzi, « Maître Kon g », naît en 551 avant notre ère dans l’État de Lu, pendant la période dite des P rintemps et Automnes . La dynastie Zhou existe toujours, mais son autorité s’est considérablement affaibli...