Non, les rameurs antiques n’étaient pas des esclaves
Quand on imagine les galères antiques, on pense spontanément à des esclaves enchaînés, battant la rame sous les coups de fouet. Merci Astérix et Obélix. Pourtant, cette image est très éloignée de la réalité. En Grèce comme à Rome, la majorité des rameurs étaient des hommes libres, payés pour un travail difficile mais essentiel à la puissance de leur cité. À Athènes, au Ve siècle avant notre ère, la flotte représentait la véritable clé de la domination maritime. Les trières, ces longs navires, embarquaient environ 170 rameurs. La plupart étaient des thètes, la classe la plus pauvre des citoyens, trop modestes pour s’équiper en hoplites (car oui vous deviez vous payer votre cuirasse) mais désireux de participer à la défense de la cité. Pour eux, ramer offrait à la fois un revenu et une place reconnue dans la communauté civique. Leur salaire – une drachme par jour – permettait de vivre décemment, et chaque rameur avait aussi droit à sa part de butin. Un retard de solde, en revanche, pouva...