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Non, les rameurs antiques n’étaient pas des esclaves

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Quand on imagine les galères antiques, on pense spontanément à des esclaves enchaînés, battant la rame sous les coups de fouet. Merci Astérix et Obélix. Pourtant, cette image est très éloignée de la réalité. En Grèce comme à Rome, la majorité des rameurs étaient des hommes libres, payés pour un travail difficile mais essentiel à la puissance de leur cité. À Athènes, au Ve siècle avant notre ère, la flotte représentait la véritable clé de la domination maritime. Les trières, ces longs navires, embarquaient environ 170 rameurs. La plupart étaient des thètes, la classe la plus pauvre des citoyens, trop modestes pour s’équiper en hoplites (car oui vous deviez vous payer votre cuirasse) mais désireux de participer à la défense de la cité. Pour eux, ramer offrait à la fois un revenu et une place reconnue dans la communauté civique. Leur salaire – une drachme par jour – permettait de vivre décemment, et chaque rameur avait aussi droit à sa part de butin. Un retard de solde, en revanche, pouva...

L’Empire n’est pas mort en 476

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L’Empire n’est pas mort en 476 Quand on évoque la chute de l’Empire romain d’Occident, on pense souvent à  476  : la déposition du jeune  Romulus Augustule  par le chef barbare  Odoacre . Dans l’imaginaire collectif, Rome disparaît alors pour laisser place aux royaumes barbares et, en Gaule, aux Francs. Pourtant, cette vision est trompeuse : la romanité ne s’effondre pas brutalement. Elle survit, se transforme et résiste d’une manière surprenante. Pour comprendre, il faut revenir à  474 . Cette année-là,  Julius Nepos , originaire de Dalmatie, monte sur le trône. Mais l’année suivante, il est renversé par  Oreste  (ancien secrétaire d’Attila devenu général romain) et contraint à l’exil en Dalmatie. Prenant le pouvoir mais n’ayant pas assez de légitimité, Oreste installe son fils,  Romulus Augustule , à peine âgé de quinze ans, sur le trône. En  476 , Odoacre réclame le tiers de l’Italie. Oreste refuse, et Odoacre le fait exécuter av...

L'Étendard d'Ur

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  Les années 1920 marquent l’âge d’Or des découvertes archéologiques. Après la découverte en 1922 du tombeau du légendaire Toutankhamon par Howard Carter (1922), c’est une autre découverte qui va révolutionner l’archéologie :  celle de l’étendard d’Ur, dont je me plait à croire que c’était bien un drapeau comme le pensait Leonard Wooley.   L’Étendard d’Ur : Un Trésor Millénaire de la Mésopotamie Au cœur de l’ancienne Mésopotamie, la cité d’Ur, identifiée dès 1853 recelait de pièces archéologiques rares. Parmi elles, l’ Étendard d’Ur , qui demeure l’un des objets archéologiques les plus fascinants de l’histoire antique. La découverte : une aventure archéologique C’est l’archéologue britannique  Sir Leonard Woolley  qui dirigea les fouilles de la cité en deux étapes, l’une (1922) pour professionnaliser son équipe (et éviter les vols) et l’autre (1926) pour atteindre son objectif : explorer les tombes royales d’Ur, vieilles de plus de 4 000 ans. Ces sépul...